Alors c’est la rentrée

C’est marrant le karma (comme dirait Angel)…

Mon dernier article ici date d’il y a plus d’un mois (et il n’était, accessoirement, pas très enthousiaste). L’été est passé. Avec sa canicule par chez nous, sa pluie en Bretagne. Ses longues heures de voyage à sillonner le pays pour voir tantôt la mer, tantôt la famille, tantôt les amis. « J’en ai marre, je suis tout le temps sur la route ! » comme a confié mon Bison Futé de 5 ans, ce routier, à sa mamie au téléphone. Une fois les activités prévues et la patience épuisées, à défaut de lecteur DVD de voiture, nous avons sorti les tablettes et roule ma poule : ils ont navigué dessus entre dessins animés et jeux pour enfants, à l’aise comme des petits Sioux dans un tipi, comme des enfants nés avec l’écran tactile dans le berceau.

Ca nous a fait plein d’heures pour échanger paisiblement, à Mr Sioux et moi. Et ça, c’était vraiment chouette. Il faut dire que discuter, s’ouvrir, se retrouver, s’entendre vraiment et se projeter, on en avait sacrément besoin. Ces vacances, elles n’ont pas toujours été simples, avec une fratrie en pleine phase de chamailleries et d’affirmation de son périmètre de propriété. Mais au moins, côté couple, on a pu raffermir le socle et renforcer les liens, pour repartir gonflés à bloc, surnageant avec amour et bienveillance dans un quotidien familial rythmé mais heureux.

2015.09 resserrer les liens

Alors pourquoi je parlais de karma tout à l’heure, déjà ?

Et bien parce que j’ai de grosses envies de déconnexion en ce moment – pas très pratique pour le boulot d’ailleurs (mais c’est peut-être pour ça que je développe une autre branche d’activité à laquelle je me consacre beaucoup en ce moment). Je n’ai pas tout coupé, j’ai toujours – malheureusement – le réflexe d’ouvrir Facebook dès que je passe devant mon téléphone ou que je ne sais pas quoi faire, dès que je patiente dans une file d’attente, quand vient le moment de faire une pause dans la journée. Et je lis, je lis. Il y a parfois des choses intéressantes à grappiller mais au fond, passer autant de temps par jour à regarder la vie des autres et à mettre en pause la sienne, c’est un peu bizarre. Enfin, pas complètement. Parce que je réalise à quel point ces moments, les yeux rivés sur mon téléphone, parfois en même temps que mes enfants m’appellent, me permettent une déconnexion salvatrice du quotidien. Dans les moments où on aurait bien envie d’être seule ou invisible mais où on ne peut pas. Alors on s’extrait, quelques minutes…

Un article intéressant lu ces derniers jours sur la question d’ailleurs :

Pendant ces vacances donc, j’ai lu et un peu parcouru les réseaux mais je n’ai quasiment rien posté. Il y a un réseau surtout, sur lequel je ne me retrouve plus, c’est Instagram. Je pense qu’un jour, ça va me prendre et je fermerai mon compte. Je n’y suis jamais de toutes façons et l’esthétisant à outrance me fatigue.

Alors voilà, je disais donc que lundi dernier, il y a tout pile une semaine, je digérais lentement la reprise, en travaillant de chez moi. J’avais envie de faire un petit bilan de cette étape post-vacances et en même temps, je voulais le garder pour moi.

Et puis finalement, la question ne s’est pas vraiment posée parce que je ne pouvais plus accéder à mon blog, dont le plugin de sécurité m’avait bannie. Un signe ?!

Alors je me suis virtuellement tue, là où je pensais parler. Et c’était frustrant parce qu’en fait, dans cette tentative de billet entamé puis parti dans une autre direction en cours de route, je concluais qu’il était temps pour ce blog de s’achever.

Je ne m’y retrouve plus vraiment, je ne sais plus dans quelle direction partir. Je ne sais pas si c’est la perte progressive de mon anonymat (trop de personnes connues IRL qui me lisent, même si c’est bien souvent moi qui leur ai confié l’adresse de cet autre chez moi…) ou si je me sens prisonnière de l’étiquette « maman » et des attentes de mon lectorat ainsi acquis. J’ai pensé tout arrêter ici, ouvrir un nouveau chez moi, sous un autre nom. Ou ne rien ouvrir du tout et écrire seulement pour moi-même, comme j’ai recommencé à le faire depuis 1 mois. Et puis même ailleurs, je ne suis pas sûre de savoir ce que je voudrais dire et partager.

Je m’interroge sur ce besoin de raconter sa vie – a fortiori de la mettre en images, comme le questionnait la blogueuse Marine il y a quelques jours, même si je me suis posée certaines limites depuis le départ – même si cela m’a apporté énormément de choses positives depuis 2011. Peut-être que cela ne correspond plus à mes besoins à présent.

Je vais réfléchir encore un peu. D’autres projets et événements à venir, certains heureux et d’autres beaucoup moins, m’aideront certainement à éclaircir ce que je ressens comme un nouveau chapitre à commencer.

En tous cas, je reviendrai vous dire 🙂

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