Chaussure à son pied

Quelques semaines avant mon mariage (dont je reparle bientôt), j’ai eu l’indicible (et si inespéré que c’en est difficile à décrire) bonheur de trouver un magasin de chaussures proposant des modèles pour femmes en pointure 42. Je veux dire par là une boutique physique (pas Z*lando et cie), proposant autre chose que des chaussures grande taille au look mémère et que les modèles pas du tout durables dans le temps des Chaussea et autres Halles – qui ont toutefois eu l’immense mérite de s’intéresser les premiers aux femmes qui, ô surprise, ne se rabotent pas les pieds au delà du généreux 41 qui semble leur être seul autorisé.

J’ai donc trouvé mes ballerines blanches de mariée dans ce magasin de chaussures lyonnais et en paradant avec dans les rayons, dans le but d’en tester le confort, j’ai aperçu des modèles à -50% qui méritaient d’être essayés. C’était l’occasion où jamais de pousser ma chance un peu plus loin mais… j’ai hésité.

ballerines blanches boutique lyon

Parce que, voyez, je suis un peu conditionnée. Depuis la fin des années 1990 où ma mère et moi nous apitoyions de concert avec les chausseurs de ville poitevins (où je vivais alors) sur la non prise en compte par les fabricants des femmes-aux-grands-pieds, j’avais résolu de ne quitter mes DocMarteens que pour des Vans et de m’affubler l’été de sandales en « grand » 41 parce qu’alors, on peut se permettre que ça dépasse un peu… ? Quelle joie n’est-ce pas… Mais nulle chaussure « de femme » à l’horizon. Non pas que je courus après l’idée de me promener en tailleur et talons aiguille ou bottines à talons hauts tout le jour (pour cela, je dénotais quelque peu en fac de droit), mais j’aurais aimé avoir au moins LE CHOIX, le jour où j’aurais eu besoin/envie de tels attributs (un autre sujet féministe, à placer entre la tyrannie des vêtements de petite fille à injonction amincissante et/ou décorative qui ne tiennent pas chaud et celle des vêtements qui ne dépassent pas le 44 en boutique).

J’ai eu bien des espoirs déçus à base de 41 supposés tailler grands. On insistait pour me les faire essayer, c’était bien sûr trop petit et les vendeuses réalisaient alors que oui oui, je faisais vraiment du 42. Ou bien je pensais avoir trouver le Graal… qui s’avérait relever de la torture lorsque je les portais 1h d’affilée après avoir laissé, shootée par la félicité, 100€ au marchand. Sans parler des 41 et demi qui chaussaient aussi long que large et dans lesquels je flottais, n’ayant en sus qu’un « coup de pied » fort peu prononcé.

Quand on dit qu’il n’est pas simple de trouver chaussure à son pied… ça pourrait être le slogan de ma vie. Mais c’est finalement chose faite puisque j’ai convolé ET que j’avais des chaussures réellement à ma pointure ce jour-là !

photos pieds mariage

Un très joli cliché (parmi d’autres) d’Anthéa Photography : http://antheaphotography.wix.com/anthea

Alors ce jour de février 2016, j’ai osé. J’ai essayé d’autres ballerines d’un 41 qui s’avérait réellement tailler grand et dans lesquelles il me semblait marcher sur des coussins d’air. Puis une paire de bottines à talons qui n’étaient pas tout à fait mon style mais tout à fait du genre « les essayer, c’est les adopter » : à base de talon carré (pas casse-gueule donc), de courbure de la chaussure supportable une journée entière et d’intérieur fourré en polaire… un délice de féminité, dont je n’aurais osé rêver !

ballerines reqins chocolat

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