Comment ma fille a fait ses nuits… et j’ai grossi

C’est fou comme on se croirait presque omnipotent quand on a obtenu le Graal du jeune parent : synchroniser le rythme de sommeil du jeune enfant et le nôtre !

Après 2 enfants aux profils de sommeil radicalement différents, mais néanmoins aussi dévastateurs pour notre physique et notre moral l’un que l’autre, je me dirais presque, dans un moment d’égarement :

Je peux te dire qu’avec tout ce qu’on a vécu, analysé et compris, le prochain, il nous la fera pas bien longtemps !

(je vois les parents de famille nombreuse qui rigolent au fond…)

Sauf que je ne suis plus sûre que le prochain soit à l’ordre du jour avant un moment et que, redescendons sur Terre et reconnectons notre bon sens, chaque enfant est différent. Oui, on le sait pourtant ! C’est sûr qu’on est devenus des parents moins angoissés, qu’on perçoit leur sommeil, les rituels, la gestion des réveils autrement… mais bon, parlementer avec une 2 ans et demi, c’est tout de même autre chose qu’y voir clair dans les besoins exprimés par un nouveau-né la nuit.

Alors voilà. Depuis un peu plus de 2 mois, l’Iroquoise a cessé de se réveiller la nuit – ou alors elle le gère toute seule, se rendort discrètement et je n’ai rien remarqué. Pardon, on me dit que discrètement n’est pas un terme qui sied à ce petit bulldozer affirmé, qui chante tout son répertoire de comptines à fond les ballons le soir dans son lit, après avoir orchestré de bruyantes cascades avec ses Playmobils, tandis que son frère parvient tout de même miraculeusement à s’endormir de l’autre côté du mur… merci les nouveaux rythmes (sic) !

Bref. Je vous rassure, on se croise toujours à de multiples occasions ; pour les maladies, les soifs nocturnes impérieuses, son 1er cauchemar avec réveil hurlant il y a 2 semaines – parce qu’elle avait rêvé que son père, dans un accès de cruauté qui ne le caractérise pas, avait déchiré la tétine de son grand frère : elle était fort perturbée à cette idée, sa compassion était touchante.

Et moi, y’a 3 semaines, mue par une naïve impulsion de rentabiliser le pèse-personne inusité de la maison – qui ne fait que prendre la poussière et nous gêner pour le ménage -, je suis montée dessus. Quelle ne fut pas ma surprise en constatant que le redéveloppement de mon bourrelet post-grossesse-iroquoisesque n’était pas le fruit de mon imagination… et que j’avais pris 3 kg ! (et pas 1,5 kg dans chaque sein, of course)

Moralité : mon corps semble avoir compris qu’il pouvait quitter le mode survie et puisage-de-ressources-dans-les-graisses-restantes pour pallier le manque de sommeil… et qu’il était autorisé à se reconstituer un confortable petit pécule abdomen façon coussin.

Et moi, je suis dég. 1. Parce que je ne suis jamais consultée pour la répartition des richesses graisses. 2. Parce que je croyais qu’on avait un accord lui et moi : je faisais un semblant de sport et lui il faisait mine que j’avais (presque) toujours 16 ans (la mollesse abdominale en plus).

Comme j’aime dormir (et manger, et pas trop le sport violent), va falloir réfléchir à un nouveau deal…!!

Des idées ? 😉

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4 réflexions sur “Comment ma fille a fait ses nuits… et j’ai grossi”

  1. Oh mais c’est bizarre tout ça, on dirait moi! 😉 Bon alors Loulette a cessé de vouloir faire des câlins toutes les nuits à 2 ans 1/2. Il y a 1 an, donc. Et depuis, bah j’ai récupéré le petit bidon que j’avais perdu direct après mon acouchement (merci et l’allaitement, pas merci les nuits pourries). A moins que de soit à cause des nombreuses bières « pouroublierlesjourneesmoisies ». Bon cela dit, je préfère dormir sans avoir à me lever… Du coup je cours régulièrement. Pour l’instant c’est juste de l’entretien, mais je ne désespère pas que ça fonctionne un jour… si j’arrive à arrêter les apéros, hu hu! 🙂

    • Voilà c’est ça : ç’avait paru facile mais en fait, je crois que la fatigue me maintenait en « sous-poids » et maintenant, faut que j’assume la réalité et que j’arrête de grignoter… Ou que je fasse du sport. Je ne sais pas ce qui est le plus dur 🙂
      Si la course te fait du bien, c’est déjà un bon point de gagné !

  2. Ah tu me fais rêver avec tes nuits !! Nous sommes encore à 3 réveils à 21 mois, du coup, trop fatiguée pour arrêter le sein la nuit .. cercle vicieux quand tu nous tiens…

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