En mars, à la nouveauté tu fais place

Je me mets la barre trop haut – pour de nombreuses choses – y compris pour ce blog. Je peine à déterminer une nouvelle ligne éditoriale (notamment à base de petits écrits plus ou moins automatiques qui ont besoin de sortir et m’offrent une autre approche rédactionnelle) et je sens bien que je perds pas mal de lecteurs dans la bataille. En tous les cas, le constat, c’est que je publie peu et qu’il est temps que ça change.
Je reviens donc pour aujourd’hui au format des « brèves », des petites news.

C’est décidé, en mars, je me lâche, je me renouvelle… on y croit !

Rythme pro

Je suis accro à l’espace de coworking : au plaisir de retrouver mes collègues (et amies pour certaines), à la bonne humeur qui y règne, à la possibilité que cela m’offre de chasser les idées noires et incertitudes pour un temps. Du coup, je finis par y aller presque tous les jours. Mais ça représente pas mal de trajet et aujourd’hui même, je m’autorise (je m’astreins même un peu, au départ) à rester travailler de la maison.
J’y trouve un rythme plus personnel qui me repose, tout en créant une continuité maison-boulot qui ne me plaît pas dans la durée. Mais ainsi, je peux mettre à profit les habituels temps de trajet pour écrire sur mon blog : RE-VO-LU-TION je vous dis !

Nuits et virus

J’ai presque peur de le dire tant je crains de me porter la poisse mais :

  • on vient de passer plus de 2 semaines sans personne malade : Alleluïa !
  • à 2 ou 3 nuits près, on vient de passer 3 semaines sans réveil nocturne de l’Iroquoise ! A 2 ans et demi, sacrée victoire hein ?! Restent les réveils matinaux (parfois très matinaux), rarement après 6h30… Un jour, peut-être quand elle ne fera plus de sieste, on sera sur la même longueur d’onde côté sommeil…

Finances

C’est (très très) bientôt la fin de mes allocs chômage et on anticipe sur la fin de notre vie de privilégiés (j’entends par là de gens qui avaient deux salaires corrects – même si le mien était sous forme d’allocs depuis plusieurs mois). Nous passons doucement en période d’austérité. La semaine dernière, on a mis fin au contrat avec l’association qui nous fournissait une femme de ménage – contrat que j’avais signé enceinte jusqu’aux yeux de l’Iroquoise, soit genre 2 semaines avant d’accoucher. J’étais bigrement réaliste – et je pouvais payer-, c’est bien. SNIF.

Mon mec a pris la planification à bras le corps et on a réparti les tâches ménagères dans la semaine, pour un étalement de la charge… Du coup, ce matin en partant, il a eu cette petite phrase so romantic :

Et ce soir, c’est les sanitaires !

Toi aussi je t’invite à jouer les Flylady et à être trop fier de toi le dimanche soir en t’extasiant d’avoir tenu ton nouvel objectif dominical : poussière pour Madame, repassage pour Monsieur. Notre vie est SI palpitante !!!

Ce qui est moins bien, c’est que maintenant que je ne gagne quasiment plus rien, c’est aussi le moment où on recommence à payer des impôts (car fin du crédit d’impôts sur les intérêts d’emprunt de la maison) et que l’an prochain, sans femme de ménage à déduire, ça va raquer sec.

Ce qui m’amène très très vénalement au point suivant – bin oui, faut voir le positif, y compris matériellement – même si la question se pose davantage en des termes de type survie mentale et physique mais bon…

Un 3e sur le tapis

Ceux qui ne me suivent ni sur Facebook (il est encore temps de le faire, vous serez peut-être la/le 500e, gloire à vous !) ni sur Twitter (ceux qui ont une vie, donc) (rhooo faîtes pas la gueule les autres, je plaisante) l’ignorent mais y’a une dizaine de jours, M. Sioux me sort, après 2 jours seul en tête à tête avec sa progéniture pendant que je bossais :

« Le prochain, ça serait bien qu’il naisse pas en été, pour changer… »

Ou comment il a réussi à remettre sur le tapis un sujet que j’avais réussi à partiellement ensevelir dans la surcharge mentale qui me sert de cerveau. Ou comment, pendant une longue longue semaine, je me suis retrouvée plongée dans mes envies et mes angoisses les plus profondes, avec ce choix à faire qui revenait sans cesse surnager au-dessus de toute autre considération professionnelle, personnelle, domestique, romantique… Pas d’urgence hein, m’a dit mon mec. C’était une idée comme ça – surtout qu’après quelques mauvaises nuits et le retour de la fatigue-qui-tue, il n’était finalement plus si sûr.

Oui mais moi, j’avais mis la machine cérébrale en marche et on ne la déconnecte pas comme ça, d’un simple « non mais on verra dans quelques mois » ou d’un nonchalant « bin dis donc… » après avoir ouï la bonne centaine de questions et réflexions générées par un tel sujet.

Plusieurs points positifs en sont ressortis, cependant : on a pris plusieurs soirées pour déblayer longuement nos motivations, nos ambitions personnelles, nos craintes, notre réalité financière (qui n’a jamais été aussi précaire – vive le freelance !), notre vision de l’organisation familiale. Des soirées sans rien d’autre à faire qu’échanger, parler tous les deux,se confrontant avec passion et bienveillance sur plein de choses. On devrait en prendre le temps plus souvent…

Aidée par ma psy et les réflexions précieuses d’une amie blogueuse, je me suis retrouvée face à une réalité que je refusais un peu de voir. J’ai l’impression que même si rien n’est totalement tranché aujourd’hui, je deviens plus lucide et j’évacue par minces filets le flot d’une colère couvée dont j’ignorais même l’existence.

Il y aurait de quoi en faire un article. Voire un livre. J’y réfléchis sérieusement.

Last but not least…

Soleil !

J’ai envie de croire que le printemps n’est vraiment plus très loin. Alors même que nous avons fait notre premier bonhomme de neige il y a une semaine seulement – 10 cm tombés en 1h dans le jardin, va comprendre !

Il n’y a aucun trajet que je savoure plus que lorsque je roule au cœur de la campagne ensoleillée, au milieu des champs, de la terre fraîchement retournée, des haies d’arbres, des corps de ferme et des châteaux d’eau qui se dressent seuls sur cette étendue qui me paraît toujours pleine de promesses…

Belle journée et belle semaine à tous !

ps : vous me donnez aussi des nouvelles en commentaire ? 😉

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17 réflexions sur “En mars, à la nouveauté tu fais place”

  1. Ben dis donc…!!!
    Je suis ton cheminement… je pourrais reprendre les items mais sans les mêmes conclusions!
    Parfois même complètement l’inverse.
    Bonjour, ceci était le premier comm de la feignasse et le plus obscur aussi.Bisous!

    • Même obscur, ça reste un commentaire : BRAVO copine feignasse !!!!
      Faut qu’on s’appelle pour que tu m’expliques tes conclusions alors 🙂
      Des bisous <3

  2. Ce billet respire l’optimisme, je te sens légère, et ça fait plaisir !
    Et la phrase de ce matin de ton compagnon m’a beaucoup fait rire 😉

    • Moi aussi, j’ai adoré son glamour :-p Et il m’en a reparlé au tel tout à l’heure : je crois qu’il est trop fier d’avoir élaboré un planning sur la question !!
      Dès que le soleil s’en va, mon entrain retombe un peu mais l’hiver touche à sa fin, on s’accroche !
      Ca va bien de ton côté ?

  3. Je préfère les commentaires via le site c’est plus anonyme que facebook !!
    Je suis contente que ton pb avec pôle emploi s’arrange … J’ai beaucoup aimé la phrase de ton Homme, j’aimerais que le mien prononce la même (enfin pas tout à fait car la 1ère est née en octobre…) mais il ne veut pas et de manière définitive de 3ème… et moi je ne sais pas .. j’ai l’impression qu’il faut faire le deuil de ne plus être enceinte et du coup je prolonge l’allaitement de la deuz (19 mois today) … alors qu’une partie de moi voudrait arrêter …
    Côté finances, je te comprends, difficile et obligation de faire attention à tout quand il n’y a qu’un seul salaire même correct, je n’estime pas que le congé parental s’assimile à un salaire .. vu le montant et que ce n’est pas un travail…quoique !!
    J’avoue que ce début d’année est aussi difficile que le tien, du mal à émerger entre la fatigue des nuits des filles, les maladies qui s’éternisent et notre couple qui tangue .. enfin bon j’arrête de m’épancher
    A très vite, bises

    • Et moi j’aime bien avoir les commentaires sur le blog aussi 🙂
      C’est pas réglé avec Pôle Emploi, je suis toujours en attente de réponse.
      Ah il n’est pas simple ce deuil. J’espère que tu trouveras l’équilibre qui te convient. Moi aussi j’aurais peut-être fait durer l’allaitement à ta place 😉
      Le suivi vous avait aidé pour votre couple, un peu ? Après, le quotidien étant ce qu’il est, ça demande vraiment de l’organisation et quelques efforts pour maintenir les améliorations…
      Des gros bisous et merci de toujours passer lire et commenter.

      • Le suivi nous a aidé à mettre le doigt sur les problèmes mais nous n’avons pas pris le temps de les régler (achat de la maison, rentrée dans nouvelle école pour la grande puis le quotidien a repris ses droits !!!)
        J’aime toujours autant de lire et puis notre rencontre est un peu particulière vu qu’elle s’est faite avant le blog dans nos anciennes vies de juriste et j’aime ce joli hasard

        • C’est super dur de conserver les efforts au quotidien. Et puis moi, j’ai tellement peur que les acquis s’effritent si on ajoute un nouveau bébé à l’équation, que nous n’ayons à nouveau plus l’énergie de nous occuper de nous…
          C’était une énorme coïncidence en effet, je me souviens encore de ma surprise ^_^

  4. Moi je me demande très fréquemment si je vais pas me créer un compte FB rien que pour pouvoir commenter ! Parce que ce que j’ai a dire est trop perso pour être vu par mes amis et connaissances…
    Je vais finir par le faire 🙂

    • Avec grand plaisir, j’aime bien discuter au quotidien sur FB aussi avec ma petite communauté de lecteurs sympas 😉 (et j’y réponds plus vite que sur mon blog, hem…)

  5. J’aime ta sérénité dans la campagne environnante 🙂
    Bonne continuation dans l’écriture et la création, pour le troiz l’évidence parlera d’elle même en temps voulu, non ? Comme quand on rencontre quelqu’un et que tout est évident 🙂

    • Je réponds tardivement mais il m’avait fait sourire ton commentaire 🙂 Toi aussi tu seras sereine dans ta campagne je crois 😉
      J’oscille tellement ces derniers temps, entre crainte et évidence… j’attends la stabilisation.

  6. Chez nous, le petit troiz’ a 4 semaines… Je dis ça, je dis rien, hein ! 😉
    Financièrement, notre solution, c’est la sobriété heureuse. Pas facile tous les jours, mais le choix de vie (je suis freelance pour être disponible pour ma vie de famille, prioritaire pour moi) est suffisamment ancré en nous pour que le challenge soit motivant. L’avantage, c’est qu’on se découvre plein de nouvelles compétences : jardinage, bricolage… 🙂

  7. Pingback : Colère biologique | Madame Sioux

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