I feel good

Je n’ai jamais été aussi peu sûre de ce qu’il adviendra de l’extension de ma tribu. Pour autant, en me libérant peu à peu de la tyrannie de mon idéal familial obsédant, j’ai le sentiment que c’est maintenant. Maintenant que TOUT commence.
Cela peut paraître radical, dit comme ça et après tous les moments forts et magnifiques de mes 5 premières années de maternité. Pour autant, je ne peux le nier : je me sens de plus en plus libre. Libre et forte. Libre et pleine. Pleine de l’énergie, de l’exigence et de l’amour de mes deux petits indiens. Forte et soutenue par la présence et la confiance de mon chéri.

Heureuse à l’idée de la famille que nous formons, de l’épanouissement que chacun de ses membres s’efforce de trouver dans la vie et passionnée par notre envie de faire de la vie de nos enfants une succession de moments aussi agréables et réjouissants que possible.

Aujourd’hui, je n’ai pas envie d’un 3e enfant.
Aujourd’hui, j’ai envie de me remettre au chant. Mais tellement ! Même si je n’ai pas encore trouvé la faisabilité financière et temporelle pour la question…

J’ai envie de poursuivre cet agréable rythme de sorties, en alternance avec M. Sioux, 1 ou 2 soirs chacun par semaine – pour du sport ou des moments avec nos amis respectifs. Je veux m’éclater avec des copines, au yoga ou ailleurs.
J’ai envie de faire du sport et d’y prendre du plaisir. J’ai envie de me dépasser encore et encore.
J’ai envie de poursuivre sur la voie de soirées de plus en plus libres – même si l’Iroquoise met un point d’honneur à s’agiter pendant 1h minimum dans sa chambre avant de sombrer, tous les soirs.

J’aimerais me sentir sans cesse aussi volontaire et pêchue et énergique que lorsque Mika crie dans mon casque, me donnant envie de chanter à tue-tête et de monter sur la table de l’espace de coworking.

Depuis le temps que j’envisage d’écrire un article dans cette veine, j’avais prévu de l’appeler « Mon précieux équilibre ». Et puis l’humeur du jour est beaucoup plus dynamique qu’un simple constat d’équilibre alors profitons-en !

2015.06.26 ponton mer horizon - mini

Le quotidien est vraiment speed, je ne me consacre pas tous les soirs à mes enfants autant que je le voudrais. Mais à chaque fois que je remarque une amélioration, je prends note de ce qui a fonctionné pour y refaire appel ensuite. D’ailleurs, ce sont souvent davantage des rappels que des révélations. Oui, un simple puzzle en tête à tête avec le grand peut grandement détendre l’atmosphère, même s’il est dans un état d’épuisement avancé. Et même si je devrais normalement être en cuisine pour leur préparer un repas correct. Et ce à condition que la petite ne vienne pas tout exploser pour réclamer sa part d’attention.

La « petite », cette plus-si-minus qui aime escalader sa mère, se jeter sur moi comme sur un coussin géant, pétrir mon ventre de ses petits orteils, s’installer sur mes genoux et réclamer une comptine mouvementée, rire quand je fais semblant de la lâcher. Mon petit aimant, aussi bourrine que tactile et câline. Elle est têtue, elle n’écoute pas grand-chose, elle fait traîner toutes les consignes du quotidien (s’habiller, se laver les dents, se laisser coiffer, se coucher)… et je suis tellement fan de chaque parcelle d’elle et de sa personnalité ! De ses réparties de plus en plus senties à l’intention de son frère, autant que de son indéfectible volonté de le mimer.

Hier soir, pour pallier sa grande grande fatigue, j’ai mis mon grand devant l’évier et j’ai pris ses mains dans les miennes pour les laver. Ses mains m’ont parues si grandes, si fermes… comparées à celles encore potelées de sa sœur. Il a tellement grandi ce BABI, ce grand-petit-gars que j’aime regarder dormir, accroché à ses doudoux, à mi-chemin entre le tout-petit et l’enfant. Ce petit Sioux qui mime son père avec fierté, qui mentionne intelligiblement ses besoins de câlins, que je me fais un plaisir de lui prodiguer.

***

Mais surtout, je sens le stress peser sur moi. Je suis consciente que je suis engagée dans beaucoup trop de choses. Surtout étant donné mon incapacité à border des temps de travail définis par sujet.

Je passe mon temps à gérer l’urgence, je ne me sens jamais « dans les temps ». C’est sûrement un peu symptomatique de l’époque – et je ne trouve pas ça gratifiant ni intéressant d’être toujours « débordée » – et un peu le reflet de ma personnalité, aussi. Je suis fière d’avoir beaucoup de travail et angoissée à l’idée de tout ce qu’il me reste à faire. Alors que le répit que j’espère une fois le travail abattu est vain, puisque d’autre viendra… ce qui est plutôt souhaitable ! C’est le rythme des choses et j’aimerais pouvoir l’aborder avec davantage de détachement.

Mais ce qui compte, c’est que j’aime ce que je fais, j’y trouve de l’épanouissement, du challenge et une reconnaissance qui me fait du bien. Et puis de l’argent, aussi, quand même 😉

Sur ce, j’y retourne… Bon week-end à tous, sous le soleil, je vous le souhaite !

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5 réflexions sur “I feel good”

  1. Ça me fait vraiment plaisir de lire des choses aussi positives, de te sentir pleine d’élan et d’optimisme (non pas que ce ne soit jamais le cas, ce n’est pas ce que je veux dire du tout hein! 😉 ), on sent que tu veux profiter à fond du présent! Allez, fonce, fais tout ce dont tu as envie… Pour le boulot, je suis sûre qu’avec le temps tu trouveras le rythme qui te convient… Passe un très bon we!

  2. Pingback : Digérer | Madame Sioux

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