Il y a un bébé à la maison

Quand j’y pense vraiment, j’ai du mal à réaliser qu’il y a un bébé dans la maison.

Mes 2 premiers bébés, je les ai enchaînés à moins de 2 ans d’intervalle. Alors on peut dire qu’on nageait dedans : 2 tailles de bodies sur l’étendage, 2 tailles de couches dans la salle de bain, une poussette et un porte-bébé qui pouvaient servir conjointement, des besoins lactés encore intenses (1 biberon d’un côté et des seins de l’autre), … J’avais eu le temps d’oublier quelques petites choses quand j’ai rencontré l’Iroquoise et en même temps, tout cela m’était resté familier ; seules les proportions du « bébé » changeaient.

Cette fois-ci, plus de 4 ans et demi se sont écoulés entre la naissance de l’Iroquoise et celle de sa petite sœur. Comme à chaque fois, j’ai été sidérée par la petitesse de l’enfant naissant. J’ai retrouvé des souvenirs enfouis à propos des besoins, attendrissements et habitudes de cet âge-là. La petite squaw est venue apporter son bagage et son rythme de bébé dans une fratrie de « grands » très vivants, curieux et bruyants.

Ainsi, objectivement, nous pouvons dire que depuis le 2 avril au soir, il y a un bébé à la maison. Ça se voit dans la poubelle de la salle de bain qui se remplit bien plus vite qu’avant, ça se voit aux bodies qui sèchent et aux machines plus fréquentes, ça se voit au petit coin de tapis installé dans le salon et à la chaise bébé, ça se voit à la voiture ultra familiale, au lait dans le congélateur, à nos repas qui refroidissent et à nos traits fatigués.

Mais son existence est venue s’intégrer dans un quotidien déjà si rythmé que l’on ressent beaucoup moins le chamboulement radical qui suit une naissance – enfin surtout la première naissance – et marque une sorte d’avant / après clairement identifiable.

Bien sûr, sa présence est palpable à la poussette que je plie et déplie chaque soir (et parfois le matin) devant l’école, aux grands qui se ruent dessus après y avoir accroché leurs cartables pour mieux embrasser « la petite sœur », à nos soirées bousculées et à leurs mines déçues que maman ne puisse quasiment plus jamais les coucher, au nombre de fois où je répète chaque jour « je vais endormir la petite sœur » et aux soirées moins libres pour un temps.

Cela fera bientôt 3 mois que la mini squaw est venue se glisser dans une maison qui l’attendait avec impatience et amour mais aussi dans une vie qui ne s’arrête jamais. 3 mois qui auront comme filé alors que paradoxalement, prendre 1/2h pour l’endormir peut paraître une éternité.

12 semaines qui auront vu son corps s’étoffer (ces joues <3) et s’allonger (sous les « oh » et les ‘bravo » de la pédiatre toujours enthousiaste), ses sourires s’épanouir, ses gestes se préciser, son regard nous reconnaître et notre relation se bâtir.

En fait, on pourrait dire que le 3e enfant, s’il fait bouger les lignes et les places de chacun, comme chaque nouvelle naissance, a plutôt tendance à venir se glisser dans la famille sans en modifier vraiment le cap ou l’architecture principale. Car l’aîné a appris à partager l’attention parentale (ce qui reste un cap émotionnel assez fort à l’arrivée du 2e) tandis que le second en a toujours eu l’habitude, et parce que nos deux aînés sont suffisamment grands, l’écart entre eux et la petite 3e suffisamment important pour que leurs activités quotidiennes continuent d’imposer une certaine cadence.

Voilà ce qui me vient au terme de ces 12 semaines, couronnées par les sourires si spontanés et communicatifs de cette belle enfant qui s’est attaché sa famille avec la facilité déconcertante qu’ont les bébés pour ce faire.

Et comme il n’est jamais trop tard, nous venons aussi de recevoir nos jolis faire-parts et commençons à les envoyer !

il y a un bébé à la maison

***

Pour celles que cela intéresse, je « blogue » actuellement davantage sur Instagram (une photo choisie + un texte plus ou moins long) : ce média est bien plus pratique lorsqu’on n’a pas le temps de se poser devant son ordinateur pour taper un article et j’aime bien l’impression d’intimité que me donne l’univers de ce réseau social, coincé dans la petite appli de mon téléphone, où mes publications sont relativement protégées (et restent plutôt pudiques). Quand je pourrai, je reviendrai plus régulièrement ici pour parler voyage, bouffe et vie à 5 !

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6 Replies to “Il y a un bébé à la maison”

  1. Il est chouette ce billet, il me donne du grain à moudre 😉
    Des bises vite vite pour les moments rapides et pour ne pas te « voler » à ta petite dernière

    • Oh oh… tu es titillée par l’idée ? 😉
      Si tu veux être refroidie, tu peux me lire ce soir sur IG :-p Parce que bon, on va pas se mentir, les premiers mois sont assez hardcores quand même (c’est fou qu’on ait oublié en fait !).
      Mais le bébé, lui, reste magique. Toujours parfait à nos yeux et toujours une richesse dans la famille.
      Bisous à toi !

  2. Très joli billet qui donne effectivement du grain à moudre 😉 On a presque l’impression qu’un troisième, c’est facile ! On lit surtout les habitudes qui se calent et permettent de trouver un peu d’apaisement… Bon courage pour les jours où c’est plus difficile <3

    • Je voulais surtout figer cette impression étrange que bébé est là sans que tout tourne autour de lui non plus – contrairement au premier, par exemple.
      Mais non, ce n’est pas facile. Dans mon cas, je trouve que ça l’est quand même plus que pour les deux autres dans le sens où on se sent expérimentée et où on se pose moins de questions. Cela dit, c’est un bébé donc le manque de sommeil est fatigant et on sait bien que quand on manque de sommeil, le reste est un peu plus compliqué…
      Je sais aussi que ça va passer et qu’il faut savourer avant d’oublier encore tous ces moments fugaces de découverte et de fusion <3

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