J’aime ma chambre et la belle saison

Le printemps, les températures qui radoucissent, les prémices de tenues vestimentaires plus légères… Cela réveille toujours en moi de doux souvenirs et m’inspirent des mots plein de nostalgie et de plénitude. Voilà le cru 2015 🙂

(version 2011, version 2014)

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J’aime ma chambre. Comme ailleurs dans la maison, de nombreuses choses s’y entassent, dissimulant le dessus des meubles. Pourtant, la neutralité des couleurs que nous avons choisies pour les murs comme pour le mobilier m’apaisent.

Elle me plait surtout vu d’en haut, de debout. J’en perçois moins l’harmonie une fois couchée, d’autant que je suis toujours très rapidement happée par le sommeil (j’en suis aussi toujours trop brutalement extraite à mon goût).

J’aime y passer dans la journée, pour venir prendre ou ranger des vêtements. Quand l’après midi commence à taper à la fenêtre et que la pièce est tiède, qu’elle m’offre son goût d’été. La vue de la couette me fait brièvement craindre une nuit trop chaude et inconfortable. Puis je me rappelle que le moment venu, je n’aurai qu’à adapter ma tenue nocturne pour apprécier la variation de température.

J’aime mettre de vrais pyjamas longs et chauds l’hiver. Je prends un plaisir inavoué à en changer le printemps approchant ; d’abord pour remplacer le haut par un débardeur, savourant la nudité de mes bras comme prémices de la belle saison et la fraicheur des draps contre eux lorsque je me glisse entre les étoffes.

Puis remplaçant le bas de la tenue par un short de coton ou l’ensemble par une nuisette. J’aime, d’une façon qu’il m’est difficile de qualifier, les changements vestimentaires notables d’une saison à l’autre. J’aime d’une certaine façon que chaque saison ait sa garde robe (je ne mets pas de t-shirt à manches courtes l’hiver et commence seulement à prendre goût au jeu des superpositions, permettant de les utiliser aussi à la saison froide). Au printemps, attraper un débardeur le matin pour le couvrir uniquement d’un gilet et quitter la maison avec une simple écharpe autour du cou relève pour moi du bonheur pur et retrouvé.

Alors quand je me trouve dans cet entre deux, cette chaleur qui devient un peu dérangeante mais qui peut encore être souhaitable le lendemain suivant la météo, je m’efforce de saisir les vertus prémonitoires de la température intérieure. Je visualise l’été, je respire en mode rafraichissant (merci le yoga) et j’expire…

Joli printemps à tous 🙂

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