La reprise

J’y ai pensé il y a quatre jours : Tiens, la date approche ! Puis le jour J, j’étais bien trop occupée à moi-même trouver des occupations à la marmaille pour y penser. Hier, alors que mon fils se plaignait que son père ne soit plus en vacances alors que moi, je l’étais bien après tout, et que je lui ai expliqué que non, j’étais en congé maternité… j’ai réalisé. Zut, je n’y suis plus en fait !

Mon congé maternité est terminé et depuis le 12 août, je suis officiellement entrée dans l’étape suivante. Mais laquelle ? Il y a quelques mois, j’avais décidé de prendre un congé parental complet. Entre temps, il y a eu un peu de changement.

***

Ça s’est passé fin juin. Tout était calé depuis deux mois, j’avais donné ma décision aux SuperNounous, libérant le temps complet qu’elles m’avaient réservé à l’annonce de ma grossesse ; je venais aussi de renvoyer mon témoignage à Maternités Féministes sur le thème travail et féminisme, et il se terminait sur ma décision, encore d’actualité lorsque je l’avais rédigé :

« Je décide donc de prendre 1 an de congé parental pour goûter au fait de ne faire qu’une chose à la fois. »

J’avais eu plusieurs fois l’occasion, durant mon congé maternité, de transférer du travail à plusieurs copines. Une autre grosse mission pour un ancien client s’était présentée et j’avais prévu de la transférer à une amie. Je gérais au coup par coup. Honnêtement, j’éprouvais à chaque fois un petit pincement en me disant que je passais encore à côté d’une mission qui, de surcroît, arrivait « toute seule’ ; pincement que je raisonnais ensuite en me rappelant que j’étais de toutes façons en congé maternité, que j’avais bataillé entre salaires et statut pour y avoir droit alors qu’il était urgent d’en profiter à 100%.

Mais fin juin, disais-je, j’ai dû recevoir les deux appels de trop – attention, deux dans la même matinée… impensable pour ma vie sociale relative de mère surbookée par la fin d’année scolaire et les humeurs de la maisonnée ! Ceux qui m’ont définitivement donné l’impression que j’allais à nouveau devoir beaucoup ramer pour réactiver mon réseau si je m’arrêtais une année complète alors que les échanges étaient encore actifs et qu’on pensait à moi. Ainsi conjugués aux fins de journées épuisantes avec 3 enfants, au besoin de solitude, au manque de sommeil qui ne rend pas les idées claires, à la frustration qui se fraie souvent un petit (gros ?) passage au cœur des demandes incessantes, au manque de sommeil (je l’ai déjà dit ?), à mon anniversaire qui approchait, aux températures, à la coupe de cheveux de ma fille, à l’âge de son grand père, au nouveau format des paquets de jambon et au skateboard de mon fils, je me suis dit… ET SI  ?

Et s’il y avait un moyen de ne pas laisser filer le fruit du labeur (du réseau qui fonctionne après l’avoir un peu réactivé durant mon début de grossesse) tout en restant près de ma mini squaw ?

Et si je posais la question aux SuperNounous (en train de finaliser leur planning de rentrée), juste pour voir, car si elles n’ont aucune place, après tout, ça réglera la question et on remettra ça à septembre 2018, n’est-ce pas ?

Reprise après bébé : essayer le travail à mi-temps

Je leur ai demandé 1 ou 2 jours par semaine, ceux qui les arrangeaient et elles ont réussi à m’en dégoter deux. Un temps plein partagé avec une autre famille intéressée par un mi-temps. Youhou, in extremis !

J’étais heureuse de m’en passer cette fois-ci mais j’ai donc finalement louer à nouveau mon tire-lait électrique favori et il va falloir refaire quelque stocks. Repasser également par le concept de la période d’adaptation, espérer que la mini squaw s’habituera aux biberons et prier pour que les SuperNounous trouvent un moyen pas trop accaparant pour elles de guider la délicate enfant vers les bras de Morphée. Mais je crois me souvenir qu’elles s’en étaient mieux sorties que nous avec l’Iroquoise, du genre assez récalcitrante sur un certain nombre de sujets…

J’ai d’abord un peu culpabilisé de revenir sur ma grande décision de tenter l’expérience ultime portant le nom de congé parental à temps complet, de passer moins de temps que prévu avec ma fille et de ne pas lui éviter les premiers mois de collectivité, de ne pas freiner pour faire une vraie pause comme je sentais en avoir besoin en début d’année. Mais il faut croire qu’en réalité, les vraies pauses, quand on a 3 enfants, c’est plutôt quand on est seule face à son ordi, hein ? :-p Je serai présente pour la mini squaw 5 jours par semaine : 2 jours en tête-à-tête pour peaufiner nos conversations babillantes, nos éclats de rire, ses regards curieux sur le monde, les endormissements cahin-caha et autres mouchages de nez intensifs à la belle saison, sa bouille alternant si naturellement sérieux et sourires rayonnants, les premières purées qui font grimacer et autres quignons de pain mâchouillés, les premières cavalcades plus vite que son ombre quand j’aurai le dos tournée et le suspense de savoir quels mots elle choisira de prononcer en premier ; 2 autres jours en famille élargie le week-end et 1 jour, le mercredi, en charge du trio de choc puisque nous sommes entre temps revenus à la semaine de 4 jours !

Un petit rendez-vous de reprise à ma coopérative d’activités suivi d’un appel surprise le lendemain et me voilà finalement la tête pleine de nouvelles ambitions et perspectives, d’intenses réflexions sur mes envies et choix. Nous sommes 5 à présent et il faut bien composer avec tout ça et réajuster suivant les besoins de chacun, comme après chaque naissance. Rien n’est prévisible si ce n’est l’imprévisible, on devrait le savoir. Alors on va attaquer la rentrée sur ce nouveau schéma et nous verrons ce qu’il se passe !

Belle fin d’été à tous !

farniente, transat, terrasse

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One Reply to “La reprise”

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