Le 3e trimestre, ENFIN, déjà… {29 SA}

Mardi soir, en observant mon ventre, depuis ma place privilégiée en aplomb, puis en vérifiant dans le miroir, j’ai eu l’impression qu’il avait grossi en l’espace d’une journée. Je suis allée me peser et j’ai constaté la prise d’1kg, qui n’était pas là 2 ou 3 jours plus tôt, à ma connaissance. L’arrondissement poursuit donc son œuvre avec parfois quelques pics fulgurants !

29 sa + 6

Quand on me pose la question, je réponds que je vais bien et que la grossesse se passe bien.  J’ajoute parfois que je suis plutôt chanceuse, j’ai toujours des grossesses sans souci ni risque particulier –parce que savoir si j’ai des problèmes de transit ou combien de fois je fais pipi par jour, ou mes préoccupations en termes de layette, c’est pas trop ce que veulent entendre les gens, on est d’accord ? On enchaîne généralement en me disant que j’ai effectivement l’air de bien me porter.

En réalité, cela devient de plus en plus fatigant. Rien d’anormal au vu du terme, ni pour une mère de deux enfants enceinte d’un troisième et qui ne dort pas suffisamment (pour des raisons multi-factorielles à base de travail, de couchers tardifs et de réveils nocturnes enfantins parfaitement alternés… la routine quoi). Je n’évoque quasiment jamais non plus ce petit « mal de grossesse » si difficile, si handicapant, le lot de toutes ma vie mes grossesses, et qui finit aujourd’hui, dans le contexte actuel, de me convaincre qu’il n’y en aura pas d’autres. Et ceci malgré les blagues de plus en plus récurrentes (et l’envie sans doute un peu réelle) de M. Sioux à base de supposé « petit 4e ».

Rien d’anormal à cela non plus mais je commence à me sentir quelque peu encombrée, à cogner ma circonférence mal évaluée de temps en temps, à peiner pour monter 20 fois par jour l’escalier de la maison et à sentir distinctement l’accordéon que doivent effectuer mes organes (notamment l’estomac) dès lors que je me penche en avant.

A côté de ça, la grossesse semble passer extrêmement vite, les semaines défilent sur les notifications de mon application de grossesse (je me suis modernisée pour cette grossesse) car évidemment, le rythme d’une famille de 4 et plus soutenu que celui à 3, etc.

Le congé maternité est dans 1 mois. C’est à la fois proche et quelque peu lointain lors des moments de grande fatigue et des levers difficiles. Je m’efforce de retourner travailler en milieu animé (comprendre « coworking ») et si je n’y retrouve pas ma productivité d’antan, il est vrai que c’est un effort bien récompensé en termes de gain de moral !

Famille et choix

L’Iroquoise demande quand est-ce qu’il va sortir le bébé : elle veut le voir !  Son frère s’efforce d’évaluer le temps restant et commence à trouver des repères avec le calendrier personnalisé des prochains mois que je lui ai fait, couplé à ses nouvelles compétences en lecture.

Après quelques jours (semaines ?) d’intense bouillonnement intérieur mêlé à un sentiment de brouillard dans mes choix professionnels et familiaux, j’ai enfin pu mettre à plat mes possibilités et leur impact. J’y vois plus clair et j’accepte, presque sans  stress récurrent, d’attendre la rencontre avec ma nouvelle petite squaw et le ressenti de mon congé maternité pour prendre une décision.

Côté « envies » de 2017, on ne peut pas dire que j’ai beaucoup avancé. La preuve, j’ai fini de taper cet article hier à 23h30, pour un coucher  idéal à 23h… Mais bon, parfois, quand on a les mots dans la tête, il est nécessaire de les poser pour se jeter plus promptement dans les bras de Morphée.

Belle journée à toutes.

29 sa + 6 en mode hibernation

Ca, c’est mon vrai quotidien, en mode « envie d’hibernation »

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