Les envies contradictoires {36 sa}

A l’approche du 9e mois (dans 3 jours !), l’ambivalence se rappelle à moi. Un rappel quelque peu aidé par la conjoncture où il me reste une mission à terminer (pas enviiiiie) et où j’ai des enfants en vacances à occuper avant de pouvoir, réellement, me sentir en congé maternité. Le congé maternité qui est pour moi synonyme de longues journées tranquille à la maison, à m’occuper des préparatifs de la naissance, prendre le temps de faire des albums photos, ranger, lire, rattraper mon retard sur mes séries préférées, programmer des entrevues avec des copines, cuisiner, etc. Bref, m’octroyer du temps vraiment à moi et faire quelques unes des 1001 choses que je ne prends pas le temps de faire dans le quotidien rythmé habituel.

Sur ce point, j’ai donc envie de profiter au moins de 2 semaines à la maison, une fois que les enfants auront repris l’école (le 6 mars !), pour avoir l’impression d’avoir eu mon petit-temps-rien-qu’à-moi. De plus, cela m’assurera aussi la disponibilité de MA sage-femme. Si j’accouche la semaine du 6 mars, elle ne sera pas dispo, ce sera sa binôme et moi, je préfère retrouver celle que je connais bien et qui a déjà vu naître notre efficace et rondelette Iroquoise <3

D’un autre côté, je sens que mon corps peine de plus en plus. Pourtant, je ne souffre pas des insupportables douleurs pelviennes qui m’ont fait marcher comme une petite vieille de 80 ans les dernières semaines de la grossesse de l’Iroquoise (et encore, ma grand-mère avait plus d’aisance à cet âge-là !). Par contre, il suffit que je m’active un peu (ou que je passe la journée à m’occuper des enfants, donc majoritairement debout, à porter, me baisser et me relever 40 fois) pour que mon sacrum se rappelle à mon bon souvenir, me fasse boiter, grimacer et m’empêche de m’assoir dans la position de mon choix.

Dé-contractions

Et surtout, il y a les contractions. Ces contractions que j’ai découvertes seulement le jour J pour mon aîné et que j’ai ressenties quotidiennement pendant les deux derniers mois de grossesse pour l’Iroquoise, sans qu’elles ne soient jamais douloureuses pour autant… mais qui cette fois-ci, constituent une autre paire de manches. Je découvre les contractions douloureuses, même si elles restent rares. Douloureuses au point de m’empêcher d’avancer à vitesse normale dans la rue l’autre jour ou qui me font regretter les journées de grand ménage et de rangement comme aujourd’hui.

Je termine par ailleurs la journée avec une petite douleur persistante dans le bas-ventre, comme un claquage quand on tire trop sur un muscle mal échauffé à la gym (souvenirs). Le lit s’impose…

Urgence ou fatigue ?

Je ne sais trop si je dois me fier au sentiment d’urgence qui m’habite par moments. Depuis ce matin, j’ai été prise d’une frénésie de nettoyage, dépoussiérage, rangement et réaménagement de la chambre de ma fille, tri des vêtements dans les commodes des deux enfants avec remplissage de 4 cartons à la clé, installation officielle des affaires propres du bébé dans un des tiroirs de son frère, … Bref, grande envie de classement, rangement, désencombrement. Pas totalement satisfaite ce soir d’ailleurs mais à la fois, mes mouvements devenaient vraiment trop douloureux (frustration !!!!).

Dans le doute, j’ai jeté ce soir quelques affaires dans une ébauche de valise d’accouchement. J’ai relu le document de présentation de la maison de naissance pour confirmer que je n’y serai accueillie qu’à 37 SA révolues. Raison de plus pour y aller mollo et tenir encore au moins 1 semaine. Une semaine de vacances scolaires toutefois, pas l’idéal… d’autant plus que pour une fois que je pouvais le leur éviter, je n’ai pas très envie de mettre les enfants au centre de loisirs. Je le ferai peut-être juste une journée, s’il reste de la place… En attendant, on va prévoir de voir du monde, cela aura notamment le bénéfice d’occuper les enfants avec un peu moins d’attention intensive de ma part.

Mon cœur balance

J’ai envie d’accoucher, de rencontrer ma fille, de me laisser surprendre par le moment qu’elle aura choisi – et pour le coup, avec quelques semaines d’avance, ce serait une vraie surprise pour une habituée des locataires longue durée comme moi.

Mais j’ai aussi envie de lui laisser le temps de s’enrober, de m’assurer un accouchement dans la structure de mon choix, de pouvoir profiter de 2 petites semaines de vraie tranquillité seule chez moi avant de ne plus dormir (sic) et de sauter le pas d’un nouveau tourbillon à 5…

Nous verrons.

En attendant, je vais tenter de me cocooner un peu – une fois qu’ils sont couchés quoi… Ce soir, j’ai enfin sorti le coussin de maternité pour plus de confort et c’est… série au lit !

36 sa +1

Mon petit ballon !

Partage les signaux de fumée avec tes amis

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*