La rentrée du tipi, entre souvenirs et nouvelles émotions

J’avais initialement prévu de faire un article sur nos défis de la rentrée. Mais voilà, plus on attend, plus ça décante, le quotidien évolue et nous n’avons plus les mêmes choses ou doutes à confier. Donc quand j’ai vu passer l’idée du « tag de la rentrée » proposé par des papas blogueurs, je me suis dit que ce serait un format bienvenu pour évoquer la chose.

C’est dans le billet d’Audrey, du blog bébé de Privatebebe.com (mon nouveau partenaire dont je vous reparlerai prochainement) que je suis allée chercher le tag. La règle du jeu est simple, il faut répondre aux 3 questions suivantes :

  1. Quels sont ton meilleur et ton pire souvenir de rentrée ?

  2. Qu’est-ce que tu mettais dans ta trousse pour le premier jour d’école ?

  3. Comment vis-tu la rentrée de tes enfants ou celle de ton entourage (petits-enfants, neveux etc.) si tu n’en as pas ?

Le point que j’ai le plus envie de développer, c’est le 3 bien entendu mais je vais suivre la règle et tenter de me remémorer quelques éléments pertinents pour les premières questions…

***

Quels sont ton meilleur et ton pire souvenir de rentrée ?

Alors pour le pire, j’ai envie de dire : tous !!! Non je crois que, (pas) bizarrement (du tout), la rentrée était toujours source d’angoisse pour moi. Je me couchais souvent la boule au ventre la veille. Sûrement un peu moins au lycée mais pas sûre… Enfin, les pires ont dû être mes rentrées en 5e et 4e. En 5e parce qu’après une première année de collège, je savais pertinemment ce qui m’attendait l’année suivante (ma meilleure amie en moins, qui avait déménagé…). En 4e, idem, vu la pourritude de l’année de 5e. Je savais aussi ce qui m’attendait et comme mes 3 premières années de collège ont été un véritable calvaire… CQFD.

Allez, haut les cœurs, cherchons le meilleur… Le truc positif, c’est que je pense que j’aimais bien le côté renouveau, achats tous neufs (fournitures, vêtements), bonnes résolutions de la rentrée. Le meilleur souvenir pourrait être ma rentrée en Terminale parce que je savais exactement ce qui m’attendait (même classe qu’en 1ère car seule section Littéraire du lycée), qu’il y avait des projets sympas qui nous attendaient (TPE) et que j’ai beaucoup aimé mes années de lycée (pas dur si on compare au collège).

Qu’est-ce que tu mettais dans ta trousse pour les premiers jours d’école ?

Assez pragmatiquement, les stylos dont j’allais avoir besoin. J’avais toujours un stylo plume Parker, c’est limite si je les collectionnais je crois. Ils étaient beaux et écrivaient bien. Et puis il y a eu cette période de découverte des Reynolds Minis multicolores, je les kiffais ceux-là, j’étais heureuse de pouvoir mettre de belles couleurs dans mes cours (j’aime la couleur !), autres que la sempiternelle alternance de rouge, vert, bleu et noir…

En voici les vestiges, vaillamment déterrés pour l’occasion :

stylos reynolds minis couleurs

Comment vis-tu la rentrée de tes enfants ?

Aaaaah, enfin, LA grande question (qui tue). J’ai le sentiment de la vivre au diapason de leurs propres ressentis, même s’il est difficile de savoir qui influence qui. Ce qui est sûr, c’est que j’ai du mal à avoir du recul et à être (paraître ?) le parent rassurant qui dit « oui c’est dur mais je sais que bientôt, tu t’éclateras, fais moi confiance !« . Je suis trop empathique et surtout pas assez convaincue par le système scolaire (c’est rien de le dire, vous pouvez d’ailleurs lire ma dernière contribution à ce sujet sur les Vendredis Intellos : « L’école est-elle un crime ? ») pour afficher une telle foi dans le vécu de l’année scolaire par mon enfant… Sans compter les échos très mitigés que j’avais eus de la future institutrice de mon fils, difficile d’avoir une attitude neutre.

Voilà pour la réponse à « comment je le vis ». Passons maintenant au récit, parce que j’ai envie de raconter cette rentrée 2014 en quelques mots…

Commençons par le plus facile : la rentrée de l’Iroquoise, 2 ans et des brouettes. Je l’ai vécue fingers in the nose, given that sur 3 semaines de vacances, elle a commencé à réclamer ses nounous adorées au bout d’une semaine. Tous les soirs, en gros, elle nous demandait si le lendemain, elle verrait l’une et l’autre. Cet été, contrairement à l’année de ses 1 an, l’Iroquoise était suffisamment grande pour réaliser qu’il y avait une coupure avec ces deux figures d’attachement de son quotidien et pour se questionner là-dessus. Depuis, les soirs où on lui confirme qu’elle ira à la MAM le lendemain, elle hurle  » OUIIIIIIIII ». C’est amusant, c’est touchant, c’est rassurant, ça fait plaisir. Bref, avec l’Iroquoise, AUCUNE inquiétude : il est clair que son mode de garde et ce qu’elle y trouve contribuent à son bonheur.

Pti Tonique, lui, après avoir passé l’été à clamer haut et fort qu’il irait chez les moyens à la rentrée, qu’il était un grand (de 4 ans, donc), etc …. s’est mis à nous questionner de plus en plus sur ce qu’il l’attendait, à l’approche de la rentrée. Focalisation extrême sur la partie inconnue : l’organisation des journées, la cantine-tous-les-jours et surtout, sieste et garderie en guise de « rendez-vous en terre inconnue« . Et encore, je m’étais abstenue de lui parler de la réforme, de l’école le mercredi matin, des TAP le vendredi aprèm et de tous ces trucs indéfinis qui ne l’auraient franchement pas sécurisés (vu que j’aurais dû lui expliquer que je n’étais absolument pas informée de ce qu’il allait y faire de beau). Caution ! Allons-y par étapes !

Donc après une séparation déchirante le jour J (enfant accroché, en larmes, désemparé, qui te donne envie de te le charger sous le bras et de repartir en lui disant que nooooon c’était une blague ou bien de revenir le chercher 2h après parce que ça te travaille trop…), je l’ai récupéré le soir après sa première session de garderie. En marchant, il m’a solennellement confié que : « Ce matin j’ai pleuré parce que j’avais peur et que je connaissais pas la sieste et la garderie. Mais maintenant ça va, j’ai vu comment c’était et demain, je pleurerai pas« . Ah ok. Soit, mon fils. J’étais bluffée et attendrie, comme toujours, quand il me fait des longues tirades qui me donnent un bref aperçu de la façon dont ça mouline dans sa mignonne petite tête de serial-cogiteur. Et puis j’étais fière aussi, bêtement me direz-vous, d’être cette mère d’élève qui vient chercher sa progéniture et repart en lui tenant la main, consciente de la chance qu’elle a d’avoir ce petit bout d’amour en pleine santé, qui grandit et qui s’épanouit. Amusée aussi par le décalage entre mes attentes et questions à ce moment précis de la journée, et ses réflexions de petit garçon, encore plongé dans l’ambiance « école » et qui me raconte des chamailleries de récré, entrecoupées de remarques sur telle activité et la maîtresse qui s’énerve beaucoup moins que celle de l’an dernier.

Il y a eu beaucoup d’émotions surtout. Pour lui, accepter ces nouveaux temps périscolaires pas toujours passionnants, ces nombreux nouveaux référents (personnel de la cantine, de la garderie, deux ATSEM, la maîtresse, les intervenants des TAP, …), son copain qui ne va pas encore à la cantine ni à la garderie et dont il ressent le manque. Au point d’en pleurer et de refuser d’aller à l’école un matin. Nos tentatives d’arrangement, à son père et moi, très émus pour lui, un peu dépourvus. Se relayer pour lui éviter la garderie le vendredi soir, le faire manger à la maison avec moi le lundi midi (sacrée coupure dans la journée de boulot et lui qui me fait remarquer que c’est « long » la pause de midi, quand on est à la maison), se faire inviter à manger chez son copain le vendredi midi pour ne pas aller à la cantine sans lui, …

Nous avons fini par trouver nos solutions mais les deux premières semaines ont vraiment été remuantes.

***

Je m’arrête là pour le tag, je poursuis juste après parce que j’ai bien envie de parler de MA rentrée aussi (pas de raison hein) (la fille qui rentabilise l’article quand elle arrive à trouver 5 min pour en écrire un).

Tu es blogueur et tu veux participer au tag ?

Voici les règles :

Crée un article sur le thème de la rentrée des classes, qui reprendra :

  • Les questions sus-citées
  • Tes réponses
  • Le principe du TAG
  • Un petit lien vers « Le blog de Madame Sioux » avec l’adresse http://www.madame-sioux.fr

Puis invite ton entourage de blogueurs à participer eux aussi dans ton article et partage sur tes réseaux sociaux !

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Je voulais poursuivre en parlant de la rentrée des parents Sioux mais on va éviter l’article fleuve, je vais garder ça pour dans quelques jours.

Bonne fin de semaine !

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2 réflexions sur “La rentrée du tipi, entre souvenirs et nouvelles émotions”

  1. Pingback : La rentrée des classes avec Papa panique et Papa blogueur

  2. Pingback : Ma rentrée de tous les défis - Madame Sioux

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