Res judicata

Aaaaah le petit 3e.

Mon perpétuel combat intérieur.

Une alternance d’envie et de rejet, une ambivalence que l’on peut sans doute ressentir quelque soit le numéro d’arrivée dans la fratrie (2e, 3e ou davantage) de cet enfant évoqué, envisagé… lorsque l’on a la possibilité biologique, matérielle et contraceptive de se poser la question.

Pourtant, la décision me semble enfin prise. Elle s’est frayée un chemin en moi ces derniers temps, de plus en plus claire et puissante.

Ce ne sera pas tout de suite. Je n’arrive pas (plus) à concevoir l’idée d’un 3e enfant dans l’immédiat ni dans les mois (années ?) à venir.

Mais à mesure que je m’autorisais cette pensée, une crainte insidieuse est venue s’infiltrer dans mon cœur et dans mon ventre : la peur de m’aventurer sur un chemin si différent de mon idéal et d’être finalement en train d’y renoncer. Un peu comme quand on dit à son partenaire « j’ai besoin de faire une pause« , pour le ménager et préparer sa sortie en douceur (on veut le croire en tous cas).

Et pour survivre à ce que mon cœur comblé, tout autant que ma raison épuisée, me dictait aujourd’hui, j’ai compris que je n’avais qu’une solution viable : lâcher du leste. Accepter de revoir mes plans pour m’autoriser à imaginer, dans un futur plus ou moins proche, un schéma familial différent.

J’ai eu peine à réaliser combien violente était la pression que je m’imposais, avec mes exigences intérieures, certainement plus fortes que n’importe quelle contrainte extérieure. Et à quel point je pouvais me nouer le ventre et me blanchir les nuits quand rien – comme je le disais plus haut – ni biologiquement, ni matériellement, ne m’imposait un choix immédiat, irréversible.

Le petit 3e - aquarium

En disant à voix haute « Je n’ai plus envie d’un 3e enfant pour l’instant et je crois que j’ai du mal à l’accepter« , j’ai laissé mes yeux s’embuer tout autant que je me suis autorisée à visualiser ce qui m’effrayait. J’ai imaginé ce qu’il pourrait advenir de ma vie sans cet enfant tant de fois imaginé, sans ce nouvel être de tous les possibles à concevoir, porter, allaiter et accompagner. Sans cette fratrie en forme de trio, aussi attendue que redoutée.

Me voilà contrainte ou libre d’imaginer les mois à venir, le développement de mon activité, l’été, la rentrée prochaine de ma fille à l’école, sans le gros ventre que je supposais arborer en 2015.

Je m’autorise à penser que soit il ne viendra jamais (mais cela me terrifie encore), soit il sera beaucoup plus éloigné de ses frère et soeur que ce que j’avais envisagé / voulu. [A cette évocation, Mr Sioux ne résiste jamais à me suggérer qu’il « faudra » alors en faire 2, le moment venu (le fou !).]

Je replace au centre de ma lutte intérieure non pas les diktats de mon idéal mais la seule question valable : « De quoi ai-je envie aujourd’hui ?« .

Car je ne sens pas dans mes tripes le désir irrépressible, le fameux « appel de la forêt » (humoristiquement et si justement décrit par Marie et son appel de l’utérus) éprouvé avec une impérative évidence pour mes deux enfants. Ce petit 3e titille mon cerveau mais assez peu mon ventre. Les nouveaux-nés des autres me touchent mais avec une intensité égale au soulagement de ne pas être leur mère, de ne plus être concernée par toutes les étapes de leur développement (et de leur sommeil, hin hin hin) qui attendent leurs parents.

Et pourtant…

Il y a des choses, autant maternelles que matérielles, qui font que je ne peux tirer un trait, mettre l’idée d’un dernier enfant derrière moi. Des choses qui m’empêchent de céder les jouets premier âge, de vendre le parc et le tapis d’éveil, de vider les placards de vêtements fille et garçon 0-2 ans qui m’encombrent de plus en plus…

Malgré tout j’espère le désirer un jour à nouveau, ce mélange inédit de Mr Sioux et de moi-même, ce petit être qui sera forcément aussi beau, étonnant, mauvais dormeur et touchant que ses aînés.

Pour l’instant, nous, ses potentiels parents, sommes trop épuisés, nous sortons péniblement la tête de l’eau de la toute petite enfance, nous permettant enfin d’envisager autrement escapades et quotidien (enfin presque).

Pourtant, je me sens addict à l’accouchement. La naissance de ma fille m’a tellement comblée que j’aimerais revivre une telle expérience un jour : de la physiologie, plein de bienveillance à mon égard, accompagner le corps qui fait et qui sait, savoir à nouveau ma sage-femme adorée près de moi, m’en remettre à elle pour mieux accueillir notre enfant…

Je voudrais encore m’ébahir de la magie de l’allaitement, autant des instants incomparables qu’il offre que de la joie mêlée de fierté inspirée par le fait de voir mon enfant grandir du seul fait de ma production lactée.

Je voudrais mettre à profit cette belle rencontre avec ma professeure de yoga pour bénéficier de son accompagnement en yoga maternité, de tous les bénéfices que je sais pouvoir retirer de cette pratique, au regard de mes inconforts gestationnels passés. Au regard également de l’énergie et de la détente que je sais pouvoir y trouver et qui seront certainement les bienvenus, avec une vie de famille déjà bien remplie au quotidien.

Il y a ces deux magnifiques prénoms, un pour une fille, un pour un garçon, que nous gardons précieusement au chaud. J’aimerais pouvoir en offrir au moins un à celui ou celle qui nous rejoindra peut-être un jour.

Plus matériellement, il y a le fameux fauteuil Ikea hypra confortable et plébiscité par les mamans allaitantes que je m’offrirais à cette occasion. Mais aussi le coussin d’allaitement des fameuses Babilleuses (j’aurai tout testé et trouverai peut-être ainsi mon Graal). Je pourrai utiliser le manteau de portage pour lequel j’ai craqué (avec peu de raisons valables, si ce n’est, peut-être, celle de me prouver que ce serait pour bientôt) pendant les dernières soldes. En-dessous duquel mon bébé serait blotti dans une écharpe de portage extensible, celles que je n’ai jamais utilisées, tant Pti Tonique le BABI avait semblé les détester lors de mon unique essai.

Bref.

La parenthèse n’est pas fermée mais la mise en suspens s’impose à moi et je vais tenter de la vivre pleinement, sans angoisse d’anticipation superflue.

[En fait, je rêve que la nature décide pour moi mais ma contraception est visiblement un peu trop fiable pour ça :-p ]

 

NB : désolée pour le titre un poil érudit mais mon passé de juriste m’a rattrapée, c’était la seule inspiration du moment. Res judicata (latin) signifie « la chose jugée ».

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24 réflexions sur “Res judicata”

  1. Les mots justes, toujours. Tant d’autres projets, aujourd’hui, et une mise entre parenthèse (ou un point) qui se profile… non sans mal.
    Choisir c’est renoncer? Renoncer c’est choisir?
    (Très envie d’allaiter pour moi, d’essayer vraiment, avant de tourner cette page)
    Merci pour tes mots justes…

    • Eh oui, la liberté, c’est beaucoup de choix à faire. On ne va pas s’en plaindre mais il est si tentant d’y revenir sans cesse et de remettre en cause, en jeu…
      J’imagine pour l’allaitement… Tout comme moi avec mes divers « tests » que je ferais bien avec un petit dernier mais après, le petit dernier, il grandit et ça en fait un de plus à accompagner. Et ce n’est pas rien hein 😉
      Des bisous à toi !

  2. Bonjour ! et merci pour ce billet qui nous livre un regard à la fois authentique et lucide sur ton désir de (3e) enfant. Comment fais-tu pour « traduire » aussi précisément, aussi finement tes pensées et tes sentiments ? Chez moi, tout est beaucoup plus flou, même si j’en arrive à peu près au même constat… Je rêverais d’une 3e grossesse, d’un 3e accouchement. La magie du nouveau-né, de sa découverte, son portage…tout cela me fais frissonner d’envie. MAIS il y a les 2 « premières », que j’ai du mal à « délaisser » pour m’occuper d’un(e) autre… MAIS il y a mes propres limites, qu’il faut que j’apprenne à respecter, tout au moins à accepter…. MAIS il y a mon seuil de fatigue, si mouvant et si fragile d’un jour à l’autre. Et aussi, petit-à-petit, le plaisir retrouvé de pouvoir délaisser le rythme du tout-petit (dodo-repas-sieste-repas-dodo…) Alors dans ces moments de doute et d’envie, j’essaie de me demander à qui ou à quoi répond ce désir d’enfant ? S’il viendrait combler mon propre désir ? ou celui de mon conjoint ? S’il y a-t-il un inconscient qui se cache là-dessous ? L’ambivalence, ça me parle aussi…
    Alors lâche prise et profite de cette « liberté de conscience ». Je parie qu’un de ces matins, le choix – quel qu’il soit – s’imposera de lui-même à toi, sans plus aucune ambivalence 😉

    • Moi je trouve ton commentaire très clair. Je n’ai d’ailleurs pas clairement évoqué ce qui faisait que je ne ressentais plus ce besoin d’un autre enfant mais tu le dis bien : pas l’énergie de me consacrer à la satisfaction des besoins d’un enfant supplémentaire. Une certaine appréhension à léser les deux premiers, déjà que l’équilibre me paraît fragile en ce moment… Et puis les soirs difficiles, où on se sent déjà si borderline, inutile d’en rajouter. Même si on sait que chaque enfant apporte sa dose de légèreté et de bonheur.
      Bref. Quand toutes les autres considérations me paraîtront de l’ordre du détail, alors je serai prête. D’ici là, je vais apprendre à accepter de ne pas l’être.
      Bon cheminement à toi aussi et merci pour ton message 🙂

  3. Comme je te comprends, l’idée du 3ème s’impose à moi uniquement dans ma tête et non dans mon corps, je pense qu’il est difficile de faire le « deuil » de la maternité ..; Je suis maman de deux belles poulettes mais l’idée de ne plus être enceinte me parait impossible … et pourtant la deuxième est toujours allaitée à 14 mois, ne fait pas ses nuits …et nous avons trouvé notre rythme de croisière à 4. La différence avec toi c’est que l’Homme ne veut pas de 3ème …Dans mon idée de famille, le 3ème arrive toujours bien plus tard, le petit dernier, peut-être cela sera votre cas, en plus tu es toute jeune (comparée à mes 34 ans )

    • Comme tu dis, c’est un peu une histoire de « deuil », même si je n’ai pas voulu employer le mot pour risquer de ne blesser personne. Mais quand on doit accepter de revoir son idéal, c’est bien de cela qu’il s’agit.
      C’est vrai que je vois souvent des familles où le petit 3e est arrivé plus tard – voire bien plus tard, avec la surprise de la 40aine parfois – mais c’est une configuration qui m’effraie : la peur de faire un « enfant unique » qui souffrira du manque de proximité avec un frère ou une soeur. C’est compliqué tous ces paramètres et ces conceptions dont on a parfois hérité malgré soi.
      Eh oui, il nous reste tellement d’années jusqu’à ne plus pouvoir, biologiquement, avoir d’enfants. Je me demande souvent comment on les traverse quand la question d’une grossesse ne se pose plus…

  4. Joliment dit et avec beaucoup de tact. J’ai d’autant plus apprécié cette lecture que je suis jeune papa. Cela m’aidera donc à mieux comprendre les sensations de la maman. 🙂

    • Nous sommes toutes différentes en termes de projections autour de la maternité et du nombre d’enfants je pense. Mais une chose est sûre, s’il y a bien un apanage de la parentalité selon moi, c’est l’ambivalence !
      Merci pour tes compliments et ta lecture, ça me fait plaisir 🙂

  5. Un idéal n’est pas figé… il s’adapte à nos envies, à notre évolution.
    On s’imagine des choses et la réalité ou nos besoins les changent.
    Ne te bloque pas, ce qui est important est comment tu te sens maintenant.
    Bisous

  6. J’en suis a peu près la aussi. A la naissance de ma 2ème, je me voyais envhainer une nouvelle grossesse rapidement, enfin dirons nous avc un écart de 2 ans comme entre les deux premiers…
    Aujourd’hui, la petite a 16 mois et alors je n’ai plus mais alors plus du tout envie d’un 3ème. D’être enceinte, d’accoucher, d’allaiter, oh ca oui ! Mais alors de m’occuper aussi intensément encore d’un petit être, je ne peux l’envisager pour le moment. En parlant d’efficacité contraceptive, j’ai eu une frayeur récemment qui m’a fait dire que non, rien en moi n’était actuellement prêt à envisager ce 3ème.
    Moi ce qui me rend sereine, c’est que je sais que si envie il y a, elle sera irrépressible et alors on verra !!! Bon, mes 37 ans ne me laissent pas non plus une éternité. Mais non, le choix définitif n’est pas encore là.

    • C’est tout à fait mon ressenti : je ne me sens plus capable, à ce jour, de me consacrer aussi entièrement aux besoins d’un nouvel enfant (besoins souvent d’autant plus intenses, physiquement parlant, pour les parents, que l’enfant est jeune). J’ai aussi eu une frayeur cet été mais finalement, ça a été la preuve que ma contraception marchait bien 😉
      Tu as raison, je pense aussi que si l’envie revient, elle sera sans équivoque, vu mon passif. C’est juste que j’ai peur qu’elle ne revienne pas (et d’avoir trop fanfaronné avec mes « oh moi, j’en veux 3 ou 4 ! je rêve d’une petite tribu ^_^).

  7. Un texte magnifique 🙂
    Je ne me retrouve pas dans ces sentiments mêlés mais c’est très touchant de découvrir ce que d’autres femmes (et toi) peuvent ressentir à cette occasion du « petit troisième ».
    Comme Nico et moi souhaitions deux enfants, j’ai beau avoir accouché il y a 6 jours, j’ai déjà fait ce chemin d’adieu à la maternité, réalisant notamment toutes les découvertes souhaitées précédemment pour la grossesse, comme l’accompagnement haptonomique à la naissance. Et grâce à cet accouchement génial (mais pour autant je n’en suis pas comme toi addict, loin de là ! ^^) c’est encore plus cherry on the cake (avec option hémorroïdes). Le sentiment d’être « au complet » est formidable… mais j’ai aussi 34 ans, l’âge joue certainement !

    • Les échanges que je peux avoir de ci de là me laissent à penser que l’âge est plutôt étranger à la question, si ce n’est qu’il rajoute une pression supplémentaire lorsque la question n’est pas encore tranchée. Après, quand on sait de façon sûre ce que l’on veut, il est certainement plus « simple » de tirer un trait sur une grossesse à 35 ans qu’à 28 par exemple (quoique).
      Merci pour ton commentaire en tous cas, ça me fait plaisir que tu aies pris le temps avec tes impératifs de jeune maman 🙂 Et je suis vraiment heureuse que cet accouchement ait été ta cherry on the cake ! Des bisous à vous 4.
      (aaaah, c’est peut-être pour ça, même si moi j’en avais eu 2 mois après… accouchement express = hémorroïdes ?? Crotte alors… #sorry)

  8. Oui encore une fois un billet tout en finesse qui démêle si bien l’écheveau des sentiments sur un sujet aussi intéressant : une autre petite vie sur terre au pas ? Je m’identifie parfaitement à toi dans ce dilemne.
    Je crois que tu vois clair en toi maintenant. Mais pourquoi ne pas repousser à plus tard sereinement ? C’est mignon aussi un tout petit dernier que tout le monde chérit !
    Je me pose ici déjà la question aussi après un seul (moi aussi trois était mon chiffre magique). Il a deux ans et j’ai bizarrement l’impression d’avoir escaladé le mont blanc depuis deux ans : pureté, beauté et même magnificence, découvertes extraordinaire, ouverture de mes horizons, mais épuisement, solitude, tourmente, dégringolade même parfois sont les qualificatifs qui me viennent. C’est peut être une aventure trop extrême pour moi la maternité (bon on a pas eu non plus le modèle le plus serein et reposant non plus) !
    Ce qui m’intrigue ce sont les autres familles que je vois qui ont l’air de trouver ça naturel et simple, parfois même avec plein. Et j’avoue les envier !
    C’est donc aussi une question de fierté comme tu l’avoue un peu plus bas que le billet je crois cette histoire de famille nombreuse, genre défi. C’est plus la classe trois enfants et pas deux comme Monsieur et Madame Tout le monde ! Honteux mais chez moi il y a un peu de ça aussi je crois.

    Ici d’autres considérations rentrent en compte dans le débat. On est plus vieux, on a eu beaucoup de mal à avoir notre bébé, et j’aimerai bien avoir une fille pour voir (et peut être aussi une expérience de début un peu plus calme pour voir si ça se peut !)Mais j’aime dormir la nuit (sans me lever 25 fois pendant un an et demie) et que mon couple aille bien.
    On verra bien ! C’est ce que je me dis. Je vois aussi beaucoup dans mon boulot (je suis prof) un petit dernier loin derrière. Et une collègue qui a fait les deux siens rapprochés comme les tiens (elle a plus de 40 ans; elle s’est dépêchée) m’a avoué regretter ne pas avoir pu les écarter plus au quotidien, tellement elle est usée par les exigences de ce quotidien avec deux petits. Elle envie ses amis qui ont mis plus d’écart et m’a dit s’entendre à merveille avec sa sœur âgée de 9 ans de plus qu’elle a tous les jours au téléphone … Deux ans d’écart ne sont pas obligatoire pour avoir une fraternité réussie !
    Et j’ai aussi l’exemple d’une autre maman chez la nounou qui a fait ses trois filles avec 7 ans d’écart entre chaque. Celle de 14 ans l’aide apparemment avec plaisir et cerise sur la gâteau fait baby-sitter (payée) quand ses parents sortent au ciné !
    Des exemples sympas, non ?

  9. Alors accouchement express = hémorroïdes, je sur-confirme… 😉
    Sinon, c’est toujours autant un plaisir de te lire. C’est touchant, tres bien dit… Même si ici on était parti sur deux enfants et qu’après cette grossesse/accouchement pourris/stressants/durs à vivre…, les fc… Le constat est toujours le même, on reste définitivement pour deux, ton texte me touche. Mais en effet penser quelques instants au détour d’une tetee, que je ne revivrais plus ça, ça me laisse hésitante, entre heureusement et mince dommage (mm si heureusement est surtout le sentiment dominant)… Ici c’est plus le sentiment qu’on est au complet, le mot famille qui même si nous en étions déjà une, s’incarne, prend de l’épaisseur, et ce sentiment seul suffi à apaiser un parcourt difficile et à clore tout ça sereinement. Je te souhaite un jour à deux ou trois lutins d’en arriver là 🙂 prends soin de toi !!

    • C’est vrai qu’à 4, la famille prend de l’épaisseur, c’est tout autre chose.
      Moi j’ai porté puis allaité ma fille en restant persuadée qu’il y aurait un 3e. Et si ça ne doit jamais être le cas… aurait-ce changer qq chose que j’en sois consciente alors que je lui donnais le sein ou au moment où je décidais de la sevrer ?? On ne saura jamais…
      Je te souhaite de bien savourer tes deux petits loustics en laissant les traces du parcours difficile s’estomper peu à peu.

  10. Mon cerveau et mon utrérus ont eu leur désormais rituelle et quotidienne discussion à ce sujet ce matin. Ils ne tombent toujours pas d’accord…
    Moi aussi je me dis que ça ne sera peut-être jamais. C’est pas grave 😉
    (mon cerveau a suggéré « ou alors ça sera dans longtemps et 2 très proches » mais j’ai eu une crise de fous rire nerveux…)
    Aie confiance !

    • Ton cerveau ressemble à celui de Mr Sioux : un peu foufou quoi ! Puis on voit bien que c’est pas lui qui les porte les 2 😉 (utérus a dû mettre son veto)

  11. C’est marrant, c’est ce que je me suis dit il y a plusieurs mois, lorsque je me posais la question du 3°… « oui, mais plus tard, d’abord la carrière ». Au final je me dis que non, pas du tout, ou bien vraiment, si l’envie revient.
    Pour toi il semblerait que cette envie va rester, enfin, l’avenir nous le dira 😉 (et j’espère qu’on te lira toujours dans plusieurs années !)

    • C’est gentil 🙂 Si 3e il y a, ça me fera plaisir de le partager un peu ici, c’est sûr.
      Bon chemin à vous aussi. J’essaye d’accepter l’idée de ne pas pouvoir connaître mes envies à l’avance…

  12. Oh là là, mais comme je m’y retrouve!! Tu mets exactement les mots sur ce que je ressens ! J’avoue aussi me retrouver dans le commentaire d’aurat, cette idée de la famille nombreuse comme défi, comme façon de ne pas faire comme tout le monde, même si je me dis que ce n’est pas très sain comme raisonnement…
    Ici la différence c’est question logement c’est tout bonnement impossible, déjà à 4 cela relève de l’exploit (moins de 50 m2), et je pense que mon homme n’est pas chaud du tout, voire très très froid! Aujourd’hui même j’ai commencé à préparer la vente de mes vêtements de grossesse, je n’arrivais pas à franchir le pas jusque là.

    Peut-être quand on aura déménagé, d’ici 2 ans sans doute, la question se reposera. Comme toi pas envie d’un écart trop grand, surtout quand je vous leur complicité (2 ans d’écart), mais alors la fatigue! je suis allée trop loin dans l’épuisement pour supporter de nouveau les exigences d’un bébé. Notre vie à 4 roule vraiment bien depuis presque un an, que tout le monde dort à peu près, qu’ils sont plus autonomes, et on se régale au quotidien plus souvent qu’on ne se plaint…

    C’est compliqué!! Moi aussi une grosse frayeur récemment, bon retard en dépit du stérilet, j’ai stressé, stressé mais en même temps j’avais le cœur battant de joie aussi…Comme toi, un accident de contraception me semblerait parfait (mais pas tout de suite hein!) Quelquepart je n’ai pas envie d’être responsable d’une décision aussi peu raisonnable (au vu de notre contexte biensûr)…

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