Tout n’est pas rose

Difficile de trouver un rythme de croisière.

Les obligations et rendez-vous divers, les enfants malades, les préparatifs d’un événement familial, les transports, le temps associatif, le conjoint en déplacement ou qui rentre tard… Je me sens bien loin de mes 8h de travail quotidiennes. Et même 7h dont, si elles étaient super productives, je pourrais me contenter.

Enfin, peut-être que personne n’en a vraiment 7 de 100% productives par jour (rassurez- moi, pitié).

Je me mettais moins la pression en étant salariée.

Actuellement, j’ai l’impression d’avoir une machine dans la tête qui calcule et vérifie ma rentabilité 2 fois par heure. Et comment compenser les pertes sur les jours suivants. Sur la semaine prochaine, sur la fin du mois.

Le sentiment de sans cesse repousser des choses essentielles pour mon activité, d’avancer à vitesse d’escargot. De ne pas mettre en place les outils qui devraient l’être dès le départ (suivi et reporting), de ne pas trouver le temps nécessaire au développement, en fait.

Et puis cette pression, qui s’est violemment matérialisée ces derniers jours.

***

Des maux de tête qui allaient et venaient en journée mais de façon récurrente. Une fatigue étrange, du genre 1er trimestre de grossesse (NON JE NE SUIS PAS ENCEINTE), celle qui te donne envie d’aller te pieuter à 21h, voire avant les enfants (surtout avant les enfants, en fait). Fatigue persistante malgré des nuits pas trop pourries – en comparaison de celles des 18 derniers mois.

La fautive des nuits... mais qui a quand même gagné une robe artisanale rigolote ce week-end !

La fautive des nuits… mais qui a quand même gagné une robe artisanale rigolote ce week-end !

Hier soir, en rentrant d’un week-end pas hyper reposant (2h30 de route, gîte, intendance, enfants à occuper, etc), après avoir rangé, goûté, joué et tandis que la troupe partait au bain, un sentiment de nausée et de malaise m’a assaillie. Impossible de quitter le canapé pendant 1/2h au risque de m’effondrer. La tension dans les chaussettes.

Le retour à la maison, ce moment où tu es heureux de te poser à nouveau chez toi et où, en même temps, tu te fais à nouveau – et soirnoisement – assaillir par le quotidien à gérer, la semaine suivante à planifier (surtout quand tu sais que tu vas en passer la majeure partie en solo – youpi !) et que tu anticipes déjà le stress du temps qui va te manquer – immanquablement.

Comme l’impression de ne pas encore avoir trouvé de palliatif à la pression et à la surcharge mentale.

Contrairement à ce que semblent penser les gens qui te déconseillent avec force anecdotes pessimistes l’aventure de l’entrepreneuriat, si si, on est bien conscients de la responsabilité que constitue le fait d’être désormais seul-e responsable de nos (non) revenus mensuels.

Mais on y gagne sur d’autres plans.

La pression s’exerce différemment mais elle est toujours là. Elle consiste à savoir ce que l’on s’autorise, ce à quoi on se contraint, à quel point on souhaite empiéter sur la vie familiale, comment on contrebalance les choses. Mais tous les choix, bons ou mouvais, nous sont imputables. Plus de patron contre qui pester. Et ça, ça met la pression.

Mais en face, bien sûr, il y a cette LIBERTE.

Et bien tout ça, certains jours, ça donne très mal à la tête.

Belle semaine !

PS: l’extension que j’utilise à cette fin ne me paraît pas au point. Parmi les personnes qui reçoivent les alertes de nouveaux billets par mail, pouvez-vous me confirmer que vous en recevez bien une pour chaque nouveau billet ? (voir les derniers en date) Merci d’avance !

 

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14 réflexions sur “Tout n’est pas rose”

    • Je sens qu’il y a vraiment une nouvelle organisation à trouver au sein de la famille (et entre les deux vies professionnelles)… et que ça prend du temps !

  1. j’ai tellement l’impression de me lire !! je ne vais pas t’être d’une grande aide, mais je pense qu’avant toute chose, pour faire que la pression soit moins lourde, il faut probablement arrêter de calculer rentabilité, productivité, compensation, etc… c’est peut-être une façon de se voiler la face, je ne sais pas, mais je pense qu’on se plombe et qu’on avance encore moins vite… Regarde surtout tout le positif, tout ce que tu as pu faire durant la journée (et non tout ce que tu n’as pas pu faire)..;et puis peut-être allège tes planning pour tout ce qui n’est pas ton activité ?….en tous cas, courage ! Je suis dans le même bateau et je rame aussi…lol

    • Oui, il y a clairement un tri à faire parmi les activités diverses – pro et perso (mais tout en étant un peu liées au pro…) – et le temps que j’y consacre. Un planning plus « ferme » à tenir, c’est là ma grande faiblesse (éparpillement, etc).
      Et voir ce qui a été fait plutôt que ce qu’il reste : tu as tout à fait raison, la formatrice me le préconisait déjà en décembre dernier… mais c’est dur !
      Depuis combien de temps es-tu lancée toi ?

  2. Je ne calcule pas ma rentabilité au jour le jour ! (Encore moins à l’heure) Je vois un équilibre sur le mois, ou même entre plusieurs mois. Nous avions anticipé une baisse de revenus (vu que je suis sur du vrai 80% — et pas du faux comme dans le salariat, où tu fais quand même 100% de taff avec 80% de salaire) et nous avons la chance d’avoir 2 sources de revenus, dont une pas trop fragile. Cela me permet une certaine sérénité. Je n’ai jamais de journées entièrement « productives » (la preuve, coucou !) (c’est pas humainement possible de toute façon) mais certaines sont plus chargées que d’autres.
    Courage pour cette semaine en solo, c’est certainement ce que j’aurais le plus de mal à suivre!

  3. le revers de la médaille de entrepreneuriat …
    Il faut continuer, et finalement, une fois la mise en place ce ne sera plus qu’un leger ronron agréable ! C’est au debut qu’il ne faut pas baisser les bras !

  4. Je suis exactement dans le même état que toi. Encore plus depuis que pôle emploi ne compense plus rien et comme toujours en début d » année.
    Entre le mercredi chômé, récupérer les enfants le midi, les ramener à l » école, les courses à faire, je crois que je fais à peine un mi-temps. Bref parfois je péterai bien un plomb.

    • Idem, il me reste encore quelques mois de compensation mais je perds bientôt le statut CSP hyper confortable et ça met le nez dans le cambouis comme qui dirait… Où vais-je trouver le temps de « qualifier des prospects », OMG !!!
      C’est clair que si tu gères aussi les repas du midi et les trajets 4 fois par jour, je suis admirative que tu trouves même de quoi faire un mi-temps !!

  5. Je remarque que les maux de têtes pro ont plusieurs origines… et que je n’ai pas de solution!
    Mais je t’envoie tout mon soutien à défaut d’autre chose…
    Je m’apaise un peu cette semaine. Bisous

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